Des portraits d’artisans du Québec

Hier après-midi, j’étais à la bibliothèque avec Cynthia. J’aime beaucoup y aller surtout lorsqu’il pleut, c’est inspirant. J’avais réservé le livre des planches-contacts des photographes de l’agence Magnum. C’est vraiment quelque chose de l’avoir en main, je ne l’imaginais pas aussi grand ! Contempler toutes ces informations dévoilées par le livre (les commentaires des photographes, leurs premières sélections et l’histoire derrière chaque reportage), m’a donné envie de redécouvrir mes anciennes pellicules. De fil en aiguille, j’ai redécouvert un reportage que j’avais réalisé avec Mikaël Baillargé alias Formel pour un projet de portraits d’artisans du Québec.

Mikaël Baillargé, première rencontre pour ma série "portraits d'artisans du Québec"
📷 : Nikon FM2n, Nikon 50mm f/1.8 Serie E, Kodak 400TX, Kodak Xtol 1+1, Epson v600

Pourquoi des portraits ?

J’aime rencontrer des gens qui font des choses. J’aime en savoir plus sur eux, comprendre leur démarche et leur histoire. Le mélange des deux crée l’identité de leurs créations et j’adore ça ! Mikaël me semblait méticuleux, précis, engagé et fun, en tout cas l’idée que j’avais en découvrant son travail sur Instagram. Je ne m’étais pas trompé, dès nos premiers échanges, il m’a épaté avec sa culture sur son sujet et sa démarche. Il est effectivement très précis et a su me faire apprécier une autre facette de ses réalisations : elles ont une identité. Pendant le reportage, j’observais la précision de ses mouvements et je pense que c’est ce qui m’a guidé vers un projet plus intimiste, me reconnecter avec la matière. Le portrait m’aide à véhiculer le contexte car sinon je ne photographierais que des mains.

📷 : Nikon FM2n, Nikon 50mm f/1.8 Serie E, Kodak 400TX, Kodak Xtol 1+1, Epson v600

Le mouvement

Lors de cette séance j’étais assez anxieux à l’idée de repartir les mains vides. En effet, nous avions planifié notre rencontre et nous croisions les doigts pour que la météo soit clémente. Manque de chance, nous avons eu le pire jour de la semaine… Il pleuvait des cordes et l’épaisseur des nuages empêchait tout rayon de soleil de traverser. Cependant, sur sa terrasse recouverte, il y avait juste un filet de lumière et nous contions bien en profiter. À l’époque, je ne m’amusais pas encore autant à pousser mes Trix 400 dans leur retranchement. C’est sans doute cette erreur qui, aujourd’hui, me fait apprécier le flou de mes images. J’étais limité dans mes réglages et je n’avais pas trop le choix de produire des photos avec un léger flou de bouger. Cela dit, je constate de plus en plus que je recherche à être à la frontière entre photographie et dessin. J’arrive à avoir ce résultat, soit en ralentissant, soit en poussant ma pellicule dans ses retranchements.

Formel, artisan du Québec
📷 : Nikon FM2n, Nikon 50mm f/1.8 Serie E, Kodak 400TX, Kodak Xtol 1+1, Epson v600

Mes premières expérimentations

Je remercie Mikaël pour s’être prêté au jeu, il m’a été d’une grande aide. Avec du recul, c’est une série que je souhaite continuer. Je ne sais pas encore si c’est suffisamment construit pour que j’en fasse un projet mais c’est sur la bonne voie. Pour mes prochaines expérimentations, je partirai avec une configuration plus rassurante. Mon Voigtlander 40mm f/2 monté sur mon Nikon FM2 et chargé avec une Kodak Trix 400 poussée à 1600 ISO.

Qu’est-ce qui t’encourage à faire des portraits ? Que cherches-tu à capturer ?

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