Photographier avec son instinct

Je parlais dernièrement des améliorations que j’aimerais apporter à ma pratique de la photographie. Après m’être libéré de la technique, grâce à certaines techniques comme l’utilisation de la lumière incidente et le zone focusing, je me concentre désormais sur mes intentions. J’avais lu que photographier avec son instinct était une piste d’amélioration pour tout photographe souhaitant donner du sens à sa pratique.

Se faire confiance

Photographier avec son instinct c’est déjà apprendre à se faire confiance. Je mentirais si je disais que mon niveau de confiance est élevé ! Je vérifie mes réglages plusieurs fois avant de déclencher et parfois, je déclare forfait. J’ai toujours l’impression d’avoir oublié quelque chose, de faire une erreur qui me coutera cher. Résultat : Souvent je loupe le coche !

Ces temps-ci je tente de m’améliorer sur ce point, je cadre et j’aligne les éléments comme je l’ai initialement imaginé et je déclenche. J’admets que même en étant sûr de mes réglages, les vieux réflexes persistent. C’est sans doute parce que j’ai encore du mal à me laisser la chance d’échouer.

Aujourd’hui je vois l’échec comme une chance car c’est une façon drastique d’évoluer. C’est dur mais ça forge !

Photographier avec son instinct - Frantz Daribo
📷 : Nikon FM2n, Voigtlander 40mm f/2, Kodak 400TX+2, Kodak Xtol 1+1, Epson v600

Le recul de la photographie argentique

Le fait de photographier en argentique exige un temps de recul entre chaque série. Il y a tout d’abord, la prise de conscience de chaque photo car, n’ayant droit qu’à 36 poses, un premier tri s’impose. Toutefois, depuis que j’ai commencé à développer moi-même mes pellicules, n’étant plus contraint par le délai d’envoi et de réception des mes bobines, je peux consulter mes photos beaucoup plus vite qu’avant. Je fais donc face à une nouvelle problématique « développer vite vs laisser du temps » ! Ces derniers temps, j’aime développer rapidement, cela me laisse la possibilité de remarquer très vite ce qui mérite d’être améliorer. J’admets que parfois, je me sentais frustré de devoir attendre l’appel du labo. Développer vite, m’aide à tenter plus et donc à me faire confiance pour la prochaine pellicule !

Déclencher au bon moment

Finalement, que veut dire déclencher au « bon moment » ? Serait-ce suivre son instinct ? Est-ce juste avoir une intention à la prise de vue et déclencher en se faisant confiance ? Si je suis content de ce que je vois dans mon cadre alors pourquoi attendre ? Déclencher trop tard provoque t-il une nouvelle peur ? Qu’est-ce que finalement l’instinct en photographie ?

Une question qui n’a rien à voir avec le sujet : Suis-je le seul à siffler en marchant dans la rue ?

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