Photographier le blanc

Installé à Montréal depuis bientôt un an, je découvre le paysage à travers les différentes saisons. La boucle s’est enfin refermée avec cet hiver et je peux le dire, ce pays est vraiment impressionnant ! Je dois aussi admettre que je redoutais la saison hivernale. Non pas par rapport aux températures extrêmes que l’on m’avait annoncées mais parce que je ne sais pas photographier le blanc.

Comme je l’avais un peu annoncé hier, j’ai profité de cette saison pour le vivre comme dans les films que j’avais en tête : le chalet en bois, le lac gelé, le feu de cheminé et les balades en raquettes ! Une fois dehors avec mon boîtier en main, j’ai instantanément été inspiré par le silence, les flocons si légers qu’ils donnent une impression d’apesanteur. J’avais en face de moi un paysage monochrome et minimaliste, si minimaliste que toute sorte de cadrage pouvait être esthétique.

J’admet que quand tout est réuni pour faire de bonnes images, j’ai tendance à être beaucoup plus stressé. Mais cette fois, j’avais deux outils pour me décharger de la pression technique : un posemètre à main, pour mesurer la lumière réelle et la technique du zone focusing, pour ne plus du tout me concentrer sur la netteté de mon sujet.

📷 : Nikon FM2n, Voigtlander 40mm f/2, Kodak 400TX+2, Kodak Xtol 1+1, Epson v600

Pourquoi photographier le blanc ?

Photographier le blanc était avant tout un défi car j’avais vraiment peur de photographier cet hiver. J’avais fait quelques essais sans succès en France qui m’avaient totalement refroidit (tu as compris le jeu de mot j’espère !) et j’avais peur qu’en argentique, sans écran de prévisualisation, je me retrouve avec des images toutes blanches ou complètement grises comme autrefois.

J’étais également curieux de voir le résultat sur papier : Est-ce que je saurai faire apparaitre toutes les nuances ? Quelle émotion pourrais-je véhiculer si mon image est majoritairement blanche ?

Une nouvelle forme d’intimité

Avec la neige, les éléments sombres semblaient ressortir avec beaucoup plus d’intensité. Je me revois admirant la balançoire enneigée à l’arrière d’un chalet ou les chaises de jardins oubliées. Aussitôt, je me suis lancée dans une recherche de l’intime, nos objets qui rappellent notre quotidien qui sont présentement enfouis sous la neige. C’est là qu’est né mon projet : BLANC !

Je parle ici de projet car c’est vraiment une série d’images que je souhaite créer à travers plusieurs années. Sous quelle forme je vous la montrerai ?

📷 : Nikon FM2n, Voigtlander 40mm f/2, Kodak 400TX+2, Kodak Xtol 1+1, Epson v600

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